On vous traite de tous les noms sur Internet… on vous rabaisse et on se moque de vous… Vous êtes probablement victime de cyberintimidation et il y a des moyens qui permettent de corriger cette situation extrêmement désagréable. À  moins que… à l’inverse, ce soit vous qui ayez contribué à intimider quelqu’un.

babillard-cyberintimidation-cequecest4La cyberintimidation a lieu lorsqu’une personne ou un groupe utilise les technologies pour poser des gestes qui peuvent faire peur ou humilier. Ces gestes peuvent avoir pour effet de créer de la détresse ou produire une perte d’estime de soi, un facteur souvent associé à la dépression.

Les propos haineux, le harcèlement, la menace, le chantage et la diffamation, en recourant à des technologies, sont des formes de cyberintimidation. Ces gestes peuvent être posés de façon directe (courriel, chat, vidéoconférence…) ou indirecte (mur Facebook, page Web, Flicker, etc.).

La cyberintimidation peut engendrer des conséquences psychologiques graves pour la victime et des conséquences légales pour ceux qui posent le geste. Le simple fait de transférer un message d’intimidation,  que ce soit par un Tweet, par simple transfert de courriel ou de texto peut faire de vous un complice. Ce qui est important, c’est ce que peuvent généralement ressentir les gens qui vivent une situation semblable et non l’intention de l’intimidateur. Lorsque l’on blesse une personne, il n’est pas possible de se réfugier derrière des raisons comme « c’était juste une blague » ou « je n’avais pas l’intention de la blesser ».

Voici quelques situations de cyberintimidation :

Votre ami envoie des courriels embarrassants de vous à un ami qui les transfère à d’autres personnes de votre collège. Les messages sont tellement lus que des étudiants que vous ne connaissez pas vous en parlent dans les corridors ou vous envoient des courriels à votre adresse personnelle.

02-Cyberintimidation1-texto-audrey_VF_SansNomLors d’une rencontre en ligne, vous vous livrez à des jeux érotiques devant votre caméra Web. On vous apprend par la suite que vous avez été enregistré sans votre consentement et que si vous ne payez pas un certain montant d’argent, ces images ou vidéos seront diffusées sur YouTube.

Vous recevez des courriels anonymes où on vous menace de vous battre.

Une collègue de classe écrit sur son blogue que vous êtes une « maudite tapette ».

Vous vous êtes épris de quelqu’un, mais cette personne ne veut rien savoir de vous. Vous lui déclarez tout de même votre amour sur votre page Facebook, dans vos échanges sur Twitter et sur la page Spotted du collège. La personne vous demande d’arrêter, mais vous continuez.

Suite à des échanges de courriels de plus en plus agressifs, vous traitez de « salle pute » une fille sur votre page Facebook .

S’il n’est pas possible d’empêcher un acte de cyberintimidation, on peut tout de même tenter de le prévenir en évitant de diffuser des informations personnelles comme des photos intimes ou des descriptions de situations potentiellement embarrassantes.

02-cyberintimidation2-texto-alexis_VF_SansNomIl faut aussi faire attention à ne pas devenir nous-même l’agresseur. Internet n’est pas un lieu pour régler ses comptes.

Si vous êtes victime de cyberintimidation, tentez de garder votre sang-froid (pas facile, c’est vrai) et agissez le plus rapidement possible. Voici quelques actions à prendre pour faire face à la situation.

  • Ne répondez jamais à un texte, un message ou un courriel comportant de la cyberintimidation : cela peut encourager l’agresseur et vous risquez à votre tour d’être considéré comme un agresseur.
  • Si l’on vous menace et que vous ne vous sentez pas en sécurité, nous vous conseillons d’appeler immédiatement la police.
  • Conservez les messages, les courriels et faites des captures d’écran des sites utilisés pour vous intimider : vous aurez peut-être besoin de preuves. Si possible, notez la date, l’heure, l’URL (adresse du site internet, en haut du navigateur) et le nom de l’agresseur.
  • Si c’est possible, contactez le site sur lequel la cyberintimidation a eu lieu. Par exemple, les sites comme Facebook, Twitter, YouTube ont des politiques contre l’abus et retireront les messages qu’ils jugent inappropriés ou empêcheront l’agresseur d’utiliser leur site. Lors de vos communications avec le site, mentionnez que ce n’est pas vous qui avez écrit le texte qui pose problème et que celui-ci porte atteinte à votre réputation.
  • Si possible, bloquez la personne qui vous envoie des messages par courriel ou par texto. Pour ce qui est des textos, contactez votre compagnie de téléphone : dans certains cas, vous devrez envisager de changer de numéro de téléphone.

Dans tous les cas, ne gardez pas pour vous ce qui se passe. Parlez-en à une personne de confiance tels un parent, un ami ou le Service aux étudiants de votre collège.